Le concert de LOUIS BERTIGNAC vu par CBP
Casino de Biarritz, Samedi 31 octobre
[Concert complet, début 21h01, fin 23h03.]
La note du live de CBP : 17,5/20.
Après sa "reformation"éphémère le mois dernier avec Téléphone (appelé les Insus), sans Corinne, et ses retrouvailles avec son alter ego de la gratte Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac(notre photo) a entamé dans la foulée de son album "Suis-moi" une tournée d'une quinzaine de dates en attaquant par les... casinos Barrière de Biarritz et le lendemain de Jonzac. Berti, 60 piges, la même dégaine longiligne que dans les années 80, mais en plus gris (cheveux toujours aussi hirsutes et tee-shirt un peu bouilli) était ainsi en live au théâtre moelleux du casino biarrot face à quelque 800 fans tous... assis ! "Ca fait drôle de jouer devant des types assis", a lancé Berti au bout de la première pièce.
Le guitar-héro frenchy ne pensait pas que la soirée se déroulerait comme sur un nuage. Au bout de deux heures de pur rock, à l'issue d'un live dantesque, dans une salle aux anges, blindée de fans de la première heure et de quelques enfants, "The Voice kid" oblige, Bertignac avait beaucoup de mal à cacher son émotion. "Bon, les enfants, merci pour tout, on va y aller, se changer et se sécher et on reviendra vous voir." Promesse tenue, Berti et cie sont revenus signer des autographes et discuter avec le public.
Ce top départ de la mini-tournée a donné le ton en tout cas : non, Bertignac, que l'on a pu craindre assagi par le prime Mickey de TF1, a toujours la gnac, un jeu de guitare inouï oscillant entre riffs de rock, notes de blues et solos venus de l'au-delà, surtout, l'ex-Téléphone, toujours mordant entre deux morceaux, un je-m'enfoutisme étudié à la Gainsbarre, avec cigarette électronique en lieu et place de la vieille clope, a su divinement s'entourer sur ce tour : mention au redoutable batteur Hervé Koster, qui assure le rythme derrière Noah ou Sinclair, lequel a donné un rythme de fou au trio de guitaristes, Berti et les frangins Bravin dont le fidèle Nicolas, déjà là du temps des Visiteurs et ex-Blankass.
Après des réglages, son saturé, voix inaudible, Louis Bertignac comme à son habitude prenant son micro pour une glace, le concert a trouvé son rythme avec le titre "Suis-moi" puis après une grosse demi-heure, le chanteur a demandé à son auditoire si il aimait les vieilles, voire les très vieilles. Et c'était parti pour un retour vers le passé, Téléphone, "Cendrillon", mixé avec du Police ! "New York avec toi", "Bombe humaine", la salle est bien sûr debout, les bras en l'air, les enfants sont sourds et les parents sont en nage.
Berti rend un hommage appuyé à l'une de ses idoles, Eric Clapton, puis aux Rolling Stones, le groupe passe de "Sympathy for the Devil" aux Beatles sans crier gare ! Dans la salle, c'est l'extase, pour ne pas dire la SA-TIS-FAC-TION ! Rappel, "Un autre monde", double rappel, avec "Ces idées-là", démarré en guitare voix et terminé comme un missile entouré de son groupe au sommet de son art. Bertignac, putain, quelle claque !