ENTRETIEN
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[LE CONTEXTE]J'avais appelé Brodinski lundi avant sa venue dans le cadre du FAB aux arènes de Bayonne jeudi soir avec School Boy Q et Tchami. L'interview était en boîte et prête à paraître dans "SO" Pays basque. Hier soir, la production envoyait un communiqué pour expliquer que la soirée était annulée "pour des raisons de planning et de logistique". Voici quand même son ITW que vous ne lirez donc qu'ici les ami(e)s!
Brodinski,Louis Rogé pour l’état civil, est un platiniste (DJ) et producteur de musique électronique parmi les plus côtés du moment de la French touch nouvelle génération. Après avoir cartonné aux Vieilles Charrues, à Carhaix en Bretagne, le Rémois, qui vient de sortir son premier album « Brava », mélange de rap US et techno, effectue un détour par le Pays basque et sera aux platines demain soir dans le cadre du FAB.
Vous êtes en tournée de festivals pour présenter votre dernier album « Brava », est-ce différent d’une tournée classique en clubs ?
Oui, ce n’est pas la même chose. Déjà, tu es dehors et pas enfermé dans une boîte (sourire). En festival, en plus, tu côtoies des artistes d’univers différents. Aux Vieilles Charrues, je partageais la soirée avec Muse, Soprano ou Anna Calvi donc ça change de mon pote Gesaffelstein (rire) ! J’ai passé un super-moment, tout comme au Pont-du-Gard ou Solidays, des festivals plus généralistes; pour moi, ce sont des nouveaux défis que j’adore relever !
Adaptez-vous chaque soir vos sets à vos publics ?
Oui, un peu, même si je continue à faire des mélanges musicaux qui me tiennent à cœur tout en gardant cette ambiance club de mes débuts. Je m’étais concentré sur la production ces dernières années, mais j’aime toujours autant me retrouver derrière les platines. L’intérêt, c’est de garder cette ouverture d’esprit et d’avoir de bonnes « vibes ». Dans mes projets, je cherche surtout à me renouveler, dans ce milieu de l’electro, la prise de risques doit être présente. Il est important de se démarquer.
À Bayonne, vous vous retrouvez à partager l’affiche avec le rappeur School Boy Q, vous connaissez ?
Bien sûr, j’ai eu la chance de le voir une fois en live. C’est un rappeur californien, donc avec un univers différent de ceux d’Atlanta avec qui j’ai bossé sur « Brava ». Aux États-Unis, comme chez nous en France, chaque métropole a son accent, son style de vie, son argot. Tu ne « rappes » pas pareil à Atlanta, Chicago, New York ou Los Angeles. J’ai adoré mon expérience à Atlanta, une immense ville très verte, avec une ambiance particulière, cette hospitalité du Sud. Les rappeurs de la « New Atlanta » ont un « flow » (NDLR, un rythme, un débit) original, qui leur est propre.
Vous étiez un habitué du BIG à Biarritz, et maintenant Bayonne, vous êtes un familier de la Côte basque ?
J’adore, c’est un endroit paradisiaque, l’océan, la montagne, le climat, les Basques ! J’espère qu’on va passer un bon moment, une belle soirée et que j’arriverai à faire bouger les arènes.