Quantcast
Channel: Côte basque people - stars-en-visite
Viewing all articles
Browse latest Browse all 245

Les étrangers sauvent le luxe

$
0
0

 

P1040808.JPG

TOURISME Sans la clientèle étrangère (plus de 50 % du résultat financier), l’Hôtel du Palais, à Biarritz, ne serait pas bien. Jean-Louis Leimbacher, le directeur général du palace biarrot, le confesse volontiers : " Nous allons chercher les clients en Russie, en Arabie saoudite, au Brésil, en Inde, là où les économies vont mieux que chez nous." Car la clientèle française, c’est un phénomène assez récent, vient au Palais moins longtemps et dépense moins. " Elle n’est pas milliardaire et, même si elle a des moyens, comme la fiscalité la bouscule, elle réduit son train de vie", explique M. Leimbacher.

Juillet et août sont les mois où la clientèle étrangère, grandement fidélisée, remplit l’hôtel. La durée de séjour y est au minimum d’une semaine, et les hôtes les plus fortunés restent le mois entier. Jean-Louis Leimbacher n’est pas inquiet, les réservations, ici, interviennent tôt : "Par rapport à 2012 à la même époque, nous notons un léger mieux", rapporte-t-il. Le prix des chambres au Palais n’est pas inférieur à 400 euros la nuit, et aucune suite n’est vendue à moins de 800 euros.

Yan Vacher, le directeur général du Grand Hôtel de Bordeaux (5 étoiles), n’a pas la même visibilité. Outre que les mois de janvier et de février ont été difficiles (le taux de remplissage a chuté à 25-30 %, pas plus), les réservations, même pour les mois fastes – juin et septembre – " sont des réservations last minute " (de dernière minute), explique-t-il. Il n’est cependant pas inquiet pour les prochains mois et pour l’été, la clientèle étrangère, qui représente 70 % du chiffre d’affaires et qui, à la différence du Palais, à Biarritz, vient du monde entier, se déclarera.

Juste en dessous de la classe luxe – le 4-étoiles – les réservations sont en panne. "Nous sommes dans le brouillard le plus total", souligne Marc Dannenmuller, le directeur général du groupe HMC, qui compte le Café de Paris, à Biarritz, le Chiberta, à Anglet, et des sites en Bretagne (le spa marin de Pléneuf-Val-André, dans la baie de Saint-Brieuc) et à la montagne (Alpe d’Huez et Megève). "La clientèle est partagée entre inquiétude économique et envie de se détendre", observe M. Dannenmuller, malgré tout optimiste pour la suite : " Ce sera au dernier moment, mais le plaisir reprendra le dessus".

Photo CBP : La piscine de l'Hôtel du Palais et mon pied 


Viewing all articles
Browse latest Browse all 245

Trending Articles



<script src="https://jsc.adskeeper.com/r/s/rssing.com.1596347.js" async> </script>