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Souvenirs de Georges Lautner

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[Mes rencontres people] 

Le cinéaste Georges Lautner, décédé vendredi à Paris à l'âge de 87 ans, sera enterré dans les prochains jours dans un caveau familial du cimetière du château de Nice, qui surplombe sa ville natale.  Georges Lautner sera enterré dans le cimetière du château près de sa mère, l'actrice Renée Saint-Cyr, et au côté de son épouse Caroline, avec qui il eut deux enfants. Georges Lautner, très attaché à sa région natale, résidait depuis 1960 à Grasse dans un vieux moulin en pierres, qui avait appartenu à sa mère. Il venait souvent sur la Côte basque, notamment à Saint-Jean-de-Luz au festival des jeunes réalisateurs. Je l'avais croisé deux fois à Biarritz, à l'occasion de petits festivals organisés au Sofitel Miramar. Il m'avait confié: "Je n'ai jamais été invité au festival de Cannes".

"Dans mes films,  le méchant n'a jamais gagné" 

BIARRITZ. Le célèbre réalisateur Georges Lautner participe au festival de cinéma organisé au Sofitel Miramar sur le thème des premiers déclics. Il raconte les raisons qui l'ont conduit à tourner des films (1)

Au Sofitel Miramar de Biarritz, Georges Lautner prend ses aises cette semaine. Le célèbre réalisateur, à qui l'on doit quelques monuments de la comédie et du polard -"Les Tontons flingueurs", "Le Professionnel" ou la série des Monocles par exemple- partage son temps entre une séance de thalasso, un apéritif pris au bar avec les copains ou la projection d'un film choisi. Car cette semaine se déroule dans les salons du Miramar, un festival pour le moins original, intitulé  Premier déclic . plusieurs personnalités du monde du grand écran y sont invitées à présenter et à commenter au public le film qui les a poussés à faire du cinéma. Celui grâce auquel tout a commencé. 

Pour Georges Lautner, le choc s'est produit en 1938 avec une comédie signée Franck Capra, intitulée "Vous ne l'emporterez pas avec vous" qu'il n'avait pas revue depuis 50 ans. "C'était le premier film de James Stewart  raconte Georges Lautner. Je ne me souvenais plus de l'histoire, mais j'avais conservé en mémoire certaines scènes. Et à la fin de la projection, j'en avais les larmes aux yeux. Ce film contient tout ce qui a ensuite guidé mon travail. Un côté Love and Peace qui m'a toujours accompagné. Car qu'il s'agisse de mes comédies ou de mes polards, chez moi le méchant n'a jamais gagné. Ou il devenait gentil, ou il mourait." 

La censure catholique

Fils de la comédienne Renée Saint Cyr, Georges Lautner a baigné depuis sa tendre enfance dans l'ambiance des tournages. "J'ai commencé des études à Sciences Po, pendant un an ou j'ai travaillé comme un fou pour être recalé. Puis en droit pendant deux ans, ou je n'ai rien fait, et ou j'ai été reçu. Ce qui m'a fait prendre conscience que la vie n'était pas toujours juste raconte le réalisateur. Ensuite j'ai fait les beaux-arts et je suis devenu assistant. On m'a dit : il faudra que tu portes des cafés. Je ne voulais pas, jusqu'à ce que j'apprenne que les destinataires étaient les vedettes d'alors. Ce qui m'a permis d'avoir avec elles un rapport différent car j'étais totalement inconnu. Cela m'a ensuite aidé pour diriger mes acteurs." 

Son premier film, celui dont l'oeuvre fondatrice de Capra a contribué à la naissance, Georges Lautner l'a tourné en 1958. Il s'intitule "La môme aux boutons" et sera suivi deux ans plus tard par "Arrêtez les tambours". "J'ai commencé avec Bernard Blier qui m'a beaucoup aidé à lancer ma carrière, commente Georges Lautner.  En fait, nous formions une bande de copains avec lesquels j'ai travaillé pendant des années. C'était l'époque du polard déconnant. Il se tournait alors beaucoup de films policiers. Il fallait bien se démarquer. Lorsque nous avons fait les Tontons flingueurs avec Michel Audiard, nous n'étions sûrs de rien. Le succès de ce film nous a surpris." 

Tout au long de sa carrière, Georges Lautner a conservé l'esprit Love and Peace du film de Franck Capra. "J'ai appris la liberté par la démocratie  confie-t-il  Et j'ai été frappé par la censure catholique en 1960 pour le film "Arrêter les tambours". Il y avait une comédienne qui bai.. gentiment dans le film. À l'issue de la projection le chanoine m'a fait part de sa réprobation. Et Marie-Madeine lui ai-je répondu pour m'attirer une réponse cinglante :  Monsieur, on voit bien que vous n'avez pas été élevé dans nos maisons."  

(1) Article paru le 22 novembre 2006

Une vieille amitié avec Gérard Chambre

Les gens l'appellent encore Aldo. Le comédien Gérard Chambre, 60 ans, a débuté au cinéma sous la houlette de Georges Lautner. « C'était en 1976, sur le film ''On aura tout vu'', avec Pierre Richard, Miou-Miou, Jean-Pierre Marielle, Sabine Azéma ; je jouais le rôle d'un comédien de film porno. Un rôle de composition bien sûr», plaisante-t-il.Les deux hommes sont restés très proches et Gérard Chambre, responsable de l'animation chez Accor, invite régulièrement Georges Lautner à participer à des petits festivals au sein des hôtels du groupe. Des animations (concerts, projection de film, débats) organisées pour les clients, mais ouvertes également aux personnes de l'extérieur.« Les clients du Sofitel, explique Gérard Chambre, pourront ainsi croiser les personnalités invitées toute la semaine, que ce soit le soir pour les spectacles, le midi à l'apéritif ou la journée à la thalasso ; les maîtres mots de ce rendez-vous sont convivialité et proximité.»

Georges le Niçois. Georges Lautner, qui a fêté ses 82 ans le 24 janvier, est d'autant plus ravi de revenir à Biarritz qu'il se remet tout juste d'une période éprouvante. « J'ai été souffrant ; un microbe s'est invité dans mes lombaires, j'ai dû rester cloué au lit plusieurs semaines ; là, c'est ma première sortie depuis de longs mois, je respire le grand air, j'adore cet endroit », confie le réalisateur mythique des « Tontons flingueurs ». Georges Lautner est intarissable sur sa vie, son œuvre, son immense carrière de réalisateur. Ce qui plaît beaucoup aux clients et festivaliers du Miramar. « J'ai débuté dans le métier grâce à Bernard Blier, qui m'a mis le pied à l'étrier. J'ai ensuite tourné avec Lino Ventura puis Alain Delon avant que Jean-Paul Belmondo ne me sollicite. » Les deux hommes tourneront de nombreux films à Nice (« Flic ou voyou », « Le Guignolo », « Joyeuses pâques »), la ville natale de Lautner : « Là-bas, Jacques Médecin (le maire) m'avait ouvert les portes de sa ville; en plus, j'avais constitué une équipe sur place. C'était le temps d'un cinéma plus aimable. Les flics mangeaient à la cantine avec ''Bébel'', l'ambiance de tournage était très sympa…»

(1) Article paru le 6 février 2008

 

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